Deux façons de payer au suivant
Chèques d’AQC, profits de Devolutions, ~même destination 🤝

T'as plusieurs façons de mettre du cash dans l'écosystème tech queb.
Voici mes deux préférées.
La première : tu pars un fonds, tu ramasses du capital, pis tu signes des chèques à des founders ambitieux d'ici.
La deuxième : tu bâtis ta compagnie pendant 20 ans sans prendre une cenne d'investisseurs. Quand les profits rentrent, tu les réinvestis toi-même. Dans ta région, ton industrie, ta relève.
Le 10 septembre, les deux modèles vont être assis dans la même salle.
Cette année, ils portent deux noms : AQC Capital et Devolutions, commanditaires Au fond Léon! de la Conf. Le tier avec le nom le plus sérieux de l'industrie.
AQC Capital : bottines et babines
Deuxième année de suite qu'AQC embarque au top de nos sponsors.
Y'a plusieurs investisseurs au Québec qui font une bonne job. Ce que j'apprécie d'AQC Capital, c'est qu'ils le disent clairement : ils veulent supporter des founders du Québec. Ça colle direct sur la mission de SaaSpasse, AKA plus de coups de circuit en tech au Québec.
Leurs bottines suivent nos babines. Ou l'inverse? Whatever, you get it.
Y'a aussi un côté plus personnel :
J'ai eu quelques mentors dans ma vie. Pas beaucoup. Chacun a eu un impact outsized sur ma carrière, ben plus gros que ce que j'ai pu leur redonner.
Les meilleurs comprennent ça : personne gagne cette game-là tout seul, ni sans un peu de chance. Quand tu réalises que tu pourras jamais rendre tous ces coups de main-là, tu paies au suivant.
Serge Beauchemin incarne pas mal ça. Un entrepreneur devenu investisseur, les valeurs à la bonne place. Le gars a eu assez de succès pour sail into the sunset s'il voulait. Il continue parce que ça le passionne, pis parce qu'il veut encore faire bouger l'écosystème. Pour l'avoir vu de proche : il donne des coups de main en public, mais en privé aussi, même quand y'a pas de projecteurs.
Pour revenir sur AQC, y'a leur book que j'hais pas pantoute!
Des compagnies où le service, le logiciel, l'AI pis le hardware se mélangent. Quelques-unes que je trouve inspirantes :
Puzzle Medical, qui développe une pompe cardiaque à Montréal. J'aimerais ben ça recevoir Jade Doucet-Martineau un jour sur le pod!
Relion, qui aide à gérer et optimiser les réseaux de bornes de recharge.
Trustii, qui automatise les background checks pour réduire le risque avant d'embaucher.
Maxa AI, qui transforme les règles d'affaires d'une compagnie en specs pour les agents qui bâtissent ses pipelines de données.
Solving.AI, qui guide les employés directement dans les logiciels qu'ils utilisent.
Élisa Interactive, qui permet de créer des mondes 3D en discutant avec l'AI, en commençant par Roblox.
Le plus beau là-dedans : la plupart de ces compagnies-là, je les avais déjà reçues sur le pod ou je voulais déjà les recevoir, ben avant qu'AQC signe quoi que ce soit avec nous autres.
Fait que quand le fonds qui les finance décide de supporter la Conf, ça fait juste du sens pour nous!
Devolutions : l'anomalie de Lavaltrie
Petit retour en arrière.
Quand on bâtissait Snipcart, on cochait aucune case de la formule startup à succès. On était à Québec, loin de l'épicentre du capital et du talent. Pas de financement, bootstrapped, partis à l'intérieur d'une agence web. Pis on vendait à des développeurs, une clientèle do it yourself, disons... particulière 😘
Fait qu'il y a du monde qui croyait pas en notre modèle. Longtemps, ça m'a insécurisé.
vLes premiers wins ont aidé. Mais l'autre affaire qui m'a donné confiance, c'est de découvrir des anomalies : des compagnies qui avaient pris un chemin pas typique pantoute et qui avaient réussi gros.
La première fois que j'ai entendu parler de Devolutions, ça a été un boost direct.
Devolutions, c'est une plateforme pour les professionnels des TI : les accès à distance, les permissions, les mots de passe d'une flotte de machines et d'usagers. Leur produit phare, Remote Desktop Manager, a grandi tôt grâce au content marketing et à une croissance bottom-up.
Pis ils ont bâti tout ça de Lavaltrie.
Bootstrapped depuis plus de 20 ans. Ils ont investi dans l'immobilier, engagé du monde de la place. Ils ont changé un boutte de leur communauté. Et ils ont jamais eu peur des affaires funky : depuis 2012, leur bédéiste attitré dessine Sysadminotaur.
Moi, ça m'a appris de quoi. Le jeu du capitalisme a une seule vraie règle : est-ce que tu produis quelque chose d'assez de valeur pour qu'on te paie pour ça? Tout le reste—d'où tu pars, à qui tu vends, comment tu grandis—est ben plus wide open que tu penses.
Voir une anomalie de même, ça agrandit ton terrain de jeu. Ton siège social peut être à Lavaltrie. Ton capital peut venir de tes clients. Tu peux bâtir à ta façon.
Aujourd'hui, le succès aidant, ils redonnent. Avec Devolutions Ventures, ils investissent dans des compagnies de leur industrie, notamment québécoises. Des fois, Devolutions va plus loin et en acquiert. Y'a des founders qui vont être assis dans la salle le 10 pis qui ont bénéficié de leur investissement ou de leur collaboration.
Maxime Trottier est venu conter tout ça sur le pod : ep. 77, « Les Gaulois de Lavaltrie ». Et David Hervieux, le fondateur de Devolutions, s'en vient lui aussi sur le pod l'année prochaine.
Deux chemins, une salle
Un fonds qui signe des chèques à des founders du Québec. Une compagnie bootstrapped qui réinvestit ses profits dans sa région pis son industrie.
Deux chemins complètement différents, la même affaire au bout : payer au suivant.
Merci AQC, merci Devolutions. Vous êtes des vrais 🤝
La Conf est sold out. Si tu veux bet sur une place qui se libère, ajoute-toi à la liste d'attente.
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Cheers,
Frank 💜
Le C-27 est mort, le C-36 a des dents 🦷

Le C-27 est mort au feuilleton. Ottawa a déposé son remplaçant en juin, le C-36, pis David Beauchemin de Baseline vient d'en publier un décryptage pour les PME.
Ce qui change pour un SaaS : les amendes max passent de 100 k$ à 25 M$ ou 5 % du chiffre d'affaires mondial. La loi dédiée au AI est abandonné et le AI se fait encadrer par le bord des décisions automatisées. Pis coller des données de clients dans ChatGPT sans évaluation préalable, l'article appelle ça « un risque de conformité immédiat ». La responsabilité reste dans ta cour.
La bonne nouvelle : « les organisations québécoises conformes à la Loi 25 sont bien positionnées pour le projet de loi C-36 également. » Si t'as fait tes devoirs Loi 25, t'as une longueur d'avance sur le reste du Canada.
« Avant de t'épanouir, tu dois survivre » 🧾
Jean Gabriel a parti Le Chiffre à 23 ans, sans une cenne de personne. Aujourd'hui : 70 personnes, 450 clients, toujours bootstrapped.
Dans la capsule, il démonte un classique : « fais le saut de l'ange ». Pour lui, c'est souvent une erreur. Sa job chez GSoft (Workleap aujourd'hui) a servi de catapulte avant de partir à son compte.
On parle aussi du duo éclaireur / intégrateur qui a fait scaler la business, pis du playbook s'il repartait à zéro en 2026 : AI-native, positionnement, deal flow avant tout.
Une heure avec un comptable qui parle comme un founder.
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