GTM engineering & adoption AI

Playbooks testés sur le terrain ⛰️

Après la Conf ‘25, un des feedbacks les plus clairs qu’on a reçus, c’est qu’on parlait pas assez de commercialisation.

En fait, c’est l’angle mort de l’écosystème au complet. On bâtit des maudits bons produits au Québec. Mais faire graduer nos compagnies en machines de croissance globales, c’est plus tough.

Les demandes de références que je reçois le plus souvent, c’est pour du monde en marketing, en croissance et en go-to-market. Tout le monde cherche ces profils-là.

Une deuxième affaire qu’on entend partout depuis un an : tout le monde taponnent avec l’AI, mais peu le déploient sérieusement à l’échelle de grosses orgs. Entre le hype-post LinkedIn et le lundi matin à job, y’a un gros écart.

Deux thèmes importants, bientôt couverts par deux personnes brillantes. Guillaume Jacquet ouvre la journée le 10 septembre, Vanessa Bernard Dreifuss enchaîne juste après.

Guillaume vient montrer ce que les agents rendent possible (ou pas) du côté de la GTM. Vanessa vient montrer ce que les organisations sont vraiment prêtes à faire, ou pas encore, avec l’AI.

Construire un growth engine qui tient

Guillaume, il a déjà monté plusieurs versants de cette montagne-là. D’ailleurs, son épisode du pod est un solide.

Il a cofondé Chronogolf ici, l’a scalé jusqu’à l’acquisition par Lightspeed en 2019. Au lieu de partir après l’exit, il est resté et il a grandi avec la compagnie. Il a fini en charge du produit et du développement à l’échelle globale. Dans ses mots à lui : il a vu la boîte passer d’environ 75M à 1,2G de revenu récurrent, avec un IPO et une couple d’acquisitions à intégrer au passage. La ride startup ET la ride scaleup, au complet.

Ce qu’il vient nous partager est ancré dans ce sur quoi il travaille aujourd’hui. Sa nouvelle montagne : Vasco, l’infrastructure de données qui donne aux équipes go-to-market le contexte fiable dont leurs agents ont besoin pour être utiles. Fait qu’il parle pas de la révolution agentique du GTM en spectateur. Il baigne dedans temps plein.

Sa présentation, c’est 100% growth engineering : comment tu bâtis un moteur commercial où le monde, les processus, les données et maintenant les agents travaillent ensemble. Un growth engine, c’est un vrai système, pas une collection de hacks.

Et il descend jusqu’aux cas d’usage :

  • analyser les appels pour comprendre quel message convertit les leads

  • identifier plus clairement ton ICP

  • détecter plus tôt les risques de churn dans les conversations

  • avoir un impact sur ton taux de closing et ta vélocité

  • générer des leads

  • comprendre ce que les agents peuvent prendre en charge et où l’humain reste essentiel

Ce talk-là est pour les founders et early GTM qui veulent passer de 2 à 20 M de revenus. i.e. le moment où tes bons coups personnels suffisent plus, où la stratégie doit devenir un système, où la donnée existe mais est éparpillée dans six outils. L’AI promet gros à ce stade-là. Guillaume aide à faire la différence entre les vraies nouvelles capacités, les fondamentaux, et le hype.

La vraie adoption AI

Une bonne partie de ce qui se dit publiquement sur l’AI vient des fournisseurs, des early adopters et des créateurs de contenu. C’est correct. C’est juste pas la même affaire que ce qui se passe dans une équipe de 200 (ou 2000) personnes un mardi après-midi.

Vanessa travaille dans cet espace-là, clé, mais moins visible : le sentiment des employés, les vraies tâches du quotidien, quels cas d’usage prioriser, la gouvernance, l’accompagnement, le déploiement.

Et elle arrive pas comme commentatrice. Presque 20 ans en tech, au croisement du produit, du marketing et de la stratégie, dans plusieurs marchés et pays. Element AI, où elle a vu de proche à quel point c’est dur de transformer de la recherche avancée en produit utilisable par une grosse organisation. Unito ensuite, comme CPO et VP Marketing, un SaaS montréalais bâti sur les intégrations : la donnée qui circule, les permissions, la valeur qui se crée entre plusieurs systèmes, la friction d’adoption.

BTW, son épisode du pod est une des mes convos produit pref.

Aujourd’hui, elle bâtit AI Vibe, une plateforme qui cartographie le travail réel dans une organisation, augmentée par des experts qui aident à interpréter les signaux, choisir les priorités et déployer l’AI. Ça lui donne une vue transversale rare : dirigeants, gestionnaires et contributeurs individuels racontent pas toujours la même histoire sur la même transformation.

Ce qu’elle amène à la table :

  • les cas d’usage simples qui créent déjà de la valeur, tout de suite

  • les projets ambitieux qui restent pris dans la donnée, la gouvernance ou le changement

  • comment faire participer les employés au lieu de leur imposer une transformation

  • le rôle du service humain quand la tech devient accessible à tout le monde

  • pourquoi la confiance et la relation client redeviennent dures à copier

Elle vise directement les builders avec cette présentation. Si t’es en train de décider où mettre tes prochaines ressources entre ton produit et ton service, ou comment t’assurer que ta solution soit adoptée en entreprise, c’est le genre de lecture que tu vas pas trouver ailleurs.

Deux talks, une même exigence

La beauté du single track de la SaaSpasse Conf, c’est qu’on cherche pas des noms pour remplir une grille horaire. On cherche des speakers hyper-crédibles, capables de répondre à une question précise, avec des résultats qu’ils peuvent montrer, pas juste des opinions qu’ils peuvent défendre.

Guillaume : comment transformer la croissance en système à l’ère des agents. Vanessa : qu’est-ce que les organisations adoptent réellement une fois que les slides AI sont finies.

Si ton équipe est en train de transformer sa croissance en système, ou d’essayer de faire passer l’AI du pilote au travail quotidien, ces deux keynotes valent déjà le prix du billet.

Quelque chose à ajouter? Good. Laisse un commentaire ou réponds à ce courriel direct.

Cheers,

Frank 💜

🤖 Personne a ouvert le courriel

Un fournisseur envoie une facture un vendredi soir. Lundi matin, elle est lue, comparée au bon de commande, pis inscrite dans le système comptable. Personne a ouvert la boîte courriel, mais la job est faite. Ça, c'est un vrai agent IA utile. Pas un chatbot poche.

La question qui vient tout de suite après : ça prend quoi pour se rendre là ? Baseline vient de publier sa réponse dans son nouvel article :

« La partie technique n'est presque jamais le problème. »

Ce qui fait planter les projets, c'est les données mal préparées, l'adoption bâclée, pis la mesure qui disparaît après le premier mois. Rien là-dedans se règle avec une stratégie sur trois ans. Ça se règle avec un seul process répétitif, un pilote cadré, et un résultat mesurable en quelques semaines.

💸 Tes abonnements ont pas pris de vacances

Le Chiffre a mis le doigt sur le truc le plus universel du mois d'août :

Pendant que l'équipe est aux Îles ou en Italie, les prélèvements SaaS, eux, roulent encore. Chaque. Mois.

Le réflexe de la rentrée que tout le monde devrait avoir = sortir la liste de tes récurrences, pis te demander :

« Si je décidais aujourd'hui, je la rachèterais-tu? »

Ça prend 20 minutes, pis ça rapporte souvent plus que tu penses. HYGIÈNE FINANCIÈRE, la gang.

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