Ti-casque & PhDs

Un ex-combattant MMA rachète une école de langue pis implémente l'AI 🪖

Tu sais les founders qui disent qu'ils ont saigné et sont allés à la guerre dans leur startup?

William Caron, lui, s'est battu pour vrai.

Combattant MMA professionnel. Des vraies cages, des vrais coups. Il a arrêté avant que son corps lui présente la facture.

Après, il a acheté une école de langues, as one does.

CLIC. Une business qui approche la cinquantaine! Une équipe de professionnelles bardées de BAC, maîtrises, doctorats. Imagine-le, le ti-casque qui sort de la cage pis qui débarque devant une gang de PhDs.

(Je l'appelle ti-casque parce qu'il s'est auto-proclamé comme ça. Sinon, je serais pas game.)

La première affaire qu'il remarque en ouvrant le capot : les turbo-spécialistes, après des années d'études sur la langue, passent leurs avant-midis dans... Excel.

Codes couleur. Copier-coller. Grouper des apprenants par niveau pis dispo. Revalider des horaires à la mitaine.

Des docteures en linguistique qui jouent au Tetris avec des noms dans des cellules.

J'ai jasé avec Will récemment.

M'a te le dire : c'est intimidant pour un techno-poète de parler business pis AI avec un gars qui sait c'est quoi se battre pour vrai. Le pire coup que j'ai mangé dans ma carrière, c'est un commentaire bête sur LinkedIn.

En fait, faux : j'ai déjà été dans des vraies batailles mais je me rappelle juste que j'ai perdu chaque fois, pis que je le méritais.

Il a pris le temps de me conter, entre autres, comment il branche l'AI dans ses businesses. Aujourd'hui, à mon tour de te conter une partie de son histoire, pis de te dire sur quoi ça me fait allumer côté business.

Double edge

Will connaît rien à la linguistique. Pis il le sait. C'est ça, son edge. Ben, ça, pis une dose de curiosité et d'initiative canalisée dans l'AI.

Un outsider qui rachète une gang de PhDs, ça peut virer en festival d'ego : le nouveau boss qui débarque pis qui veut réinventer la roue devant du monde avec vingt ans d'expérience.

Lui, il écoute. Il pose les questions sans gêne. Quand t'as passé des années à te faire ramasser dans une cage, ton ego a déjà mangé sa volée—tu demandes "c'est quoi le bout le plus plate de ta semaine?" ou "explique-moi pourquoi ça c'est important?" sans te sentir poche.

Pis il build avec ses spécialistes. Elles lui montrent où ça fait mal pour vrai dans leurs journées, elles testent ce qu'il leur met dans les mains, elles le cassent pis le corrigent.

Parce que regarde le matériel qu'il a devant lui... une mine d'or pour quelqu'un qui sait comment leverage l'AI :

Une business de presque cinquante ans, bourrée d'expertise réelle, étouffée par l'admin.

Un moteur solide qui tourne à moitié régime.

Reste à trouver comment pis où dégraisser.

Le 80% plate

Prends l'évaluation linguistique. Avant de placer un apprenant dans le bon groupe, faut jauger son niveau. Une spécialiste s'assoyait avec lui, faisait passer le test, écoutait, analysait, écrivait son verdict. Une trentaine de minutes par personne.

Aujourd'hui, Evalyo—leur outil d'éval—fait passer le test oral, le transcrit, l'analyse pis propose un niveau. La spécialiste arrive après : elle valide, elle nuance, elle ajuste. Cinq minutes au lieu de trente.

Dix fois plus de candidats évalués, sans baisser la qualité.

Même histoire pour le groupement. Placer les apprenants par niveau pis par disponibilité, ça mangeait des avant-midis dans Excel. Là, la plateforme propose les groupes. La conseillère confirme, ajuste, assigne le bon prof.

Pauvre Excel pareille, y se fait bardasser par le SaaS depuis 20 ans pis l’AI vient sauter sur le tas. Still kicking, tho!

Pis tout le back-office plate—présences, horaires, paie, facturation—se ramasse maintenant dans un seul système au lieu de vivre décentralisé dans plusieurs processus et cerveaux pas connectés sur le cloud.

C'est le 80% plate. La graisse opérationnelle qui mange la marge d'une école de langues. Pis qui mange surtout le temps de gens payés pour penser, accompagner, bâtir des relations, enseigner. AKA le 20% de vrai stock où l'expertise humaine a un premium.

Pis le punch : personne s'est fait montrer la porte. La capacité libérée est repartie en commercial, en service, en croissance. Les expertes font plus d'expertise, moins de Tetris.

Sous le capot

Le piège, ça serait de penser que Will a juste "acheté de l'AI".

Genre dropper quelques centaines de milliers sur une firme qui t'implémente de quoi sur quelques mois. Ça se fait, don't get me wrong! Mais c'est pas pour tout le monde.

Le gars est pas dev. Il a appris sur le tas—YouTube, essais-erreurs, parler à Claude comme à un coéquipier. Pis il a rebâti en deux mois une plateforme de gestion qui avait coûté autour de 125 000 $ deux ans avant—pis qui était même pas complète.

Par contre, il joue pas au cowboy. Il fait valider son code par des vrais devs, il garde des backups, il prend la maintenance au sérieux. Le vibe-coding ouvre la porte ; la rigueur garde la shop en shape.

L'autre bout qu'il a réussi, c'est l'adoption interne.

Le meilleur tool du monde vaut rien si ton équipe a peur de se faire tasser. Will a pris ça de front.

Il a commencé par le plus plate—la job que personne aime. Personne chiale quand tu leur enlèves une tâche qui leur grind l'âme. Le cœur du métier de ses expertes, il y a pas touché.

Il a enveloppé l'AI dans une interface interne propre, au lieu de garrocher son monde dans Claude avec un fichier Excel pis un "bonne chance".

C'est actually un insight que je retrouve de plus en plus dans le marché : c'est vraiment pas tout le monde qui veut ni peut "juste utiliser Claude/Codex". Y'a des contraintes techniques et sécuritaires des fois qui rendent ça smart d'abstraire et contraindre l'AI dans des UIs personnalisés. Pas pour rien que des produits comme Forra de Mirego ou Crewdle de Vincent Lamanna augmentent en adoption.

Pis surtout : Will a demandé à ses spécialistes de casser le tool. De trouver ses hallucinations, de corriger ses angles morts. Elles sont passées de "on va me remplacer" à "c'est moi qui décide quand l'output est bon".

La peur tombe quand l'équipe a du vrai pouvoir sur l'outil.

La revanche des business "plates"?

Ce qui est insane, c'est de voir l'AI booster deux belles affaires en même temps : la nouvelle carrière de Will, pis la vieille école qu'il a racheté.

Le combattant grisonnant se réinvente en founder. Le moteur à moitié régime trouve une nouvelle gear. Même cheat code.

Pis la business arrête pas de se dégraisser—elle pousse en avant. Son autre produit, Interpret-Ô, fait de la traduction live par AI pour des événements. Pis là, encore, c'est ses linguistes qui deviennent le moat que les gros labs peuvent moins copier.

Pis Will est pas un cas isolé. Georges Saad—mon ancien partner chez Snipcart—attaque un monde conservateur pas sexy avec Willie : la gestion de l'eau. Compteurs, fuites, conformité, analyses. AI-native du jour 1. (Il va en parler à la Conf!)

C'est deux angles de la même vague. Tu peux ranimer une business de presque cinquante ans, ou attaquer une industrie poussiéreuse en partant de zéro. L'AI rend les businesses "plates" payantes. Pis je dis plate avec respect ici!

C'est ça qui m'allume. Dans Mêlé sous un svelte croissant, je disais que je voulais arrêter de pontifier pis aller chercher la matière chez le monde qui l'ont vécu. Will, c'en est une, une vraie histoire.

Le plate s'en va à l'AI. L'humain expert monte en valeur. Pis ça va débloquer ben des opportunités dans des boîtes que personne trouvait sexy.

Bon, ça fait que c'est l'histoire d'un gars qui a su sortir de la cage au bon moment, juste pour se trouver un nouveau ring. Sauf que cette fois, il est pas tout seul dans le coin : il a l'AI, pis une gang de PhDs qui le coach!

Cool story. Ça m'a crinqué.

Bonne fin de semaine, continue de builder.

Quelque chose à ajouter? Good. Laisse un commentaire ou réponds à ce courriel direct.

Cheers,

Frank 💜

SaaSpasse Conf ‘26

Le branding est lancé. Les early birds se sont envolés.

Y’a déjà 77 compagnies différentes qui seront sur place, 115 personnes. Et notre programmation est même pas complètement dévoilée…

(je dis ça, je dis rien)

Ça s’annonce pour être une méchante belle journée. Si tu veux pas manquer ça :

850M$ en transactions et 9 employés 🤯

On a demandé à Guillaume Falardeau comment Leviat Legal a réussi à atteindre presque un milliard en transactions avec seulement 9 employés. Il nous a sorti un framework sur les entreprises de service qu'on n'avait jamais entendu aussi bien expliqué : brain work, grey hair work, robot work.

Ça risque de te faire repenser ton propre modèle.

On a aussi jasé M&A, exits de startups AI pré-scale, pis l'écosystème VC au Québec.

Tourné dans une chapelle au fond de l'Estrie. Parce que pourquoi pas.

Coupe dans tes dépenses AWS

Stable (par Unicorne) vient d'ajouter six nouvelles recommandations pour repérer les ressources mal configurées, sous-utilisées ou sur le mauvais modèle de pricing — Aurora, DynamoDB, OpenSearch, EBS.

L’article complet avec toutes les explications👇

Rejoins les SaaSpals 👇

Merci tellement à tous nos SaaSpals. Votre support nous motive BIG TIME.

Ça embauche 💼

Partenaires certifiés SaaSpasse 💜

HUGE merci à tous nos partenaires certifiés pour cette année :

Podcast

Voici le dernier épisode du pod :

Pas encore abonné au pod? Let’s go :

Okay bobye!

Reply

or to participate.